9 jeunes, 6 séances, 4 totems et un beau vernissage pour un super résultat !


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C’était en juin, en plein cœur du Mans, devinez où !









Et si on laissait faire pour voir ce que ça donne ?


Le tricot : yoga du cerveau. Loretta Napoleoni explique que cela a été prouvé par la science : « Des études neuroscientifiques ont montré que l’activité du tricot ressemble beaucoup à des activités comme le taï-chi, ou le piano car on utilise les deux parties gauche et droite du cerveau, et du corps
« Tricoter ancre dans l’ici et maintenant », résume la psychologue Agnès Verroust. Le tricot pourrait même ralentir la respiration et apaiser le rythme cardiaque. Gaëlle Riou, ergothérapeute, a observé ces résultats sur l’anxiété : « Des patients en service de psychiatrie qui participaient à mon atelier de tricot ont réduit leur consommation d’anxiolytiques », atteste-t-elle.
Tricoter ramène l’esprit au corps. Le bruit des aiguilles, la douceur des pelotes et les jolies couleurs constituent de menus plaisirs sensoriels dont on connaît aujourd’hui l’importance pour se sentir bien au quotidien. Ces sensations positives peuvent être renforcées par le souvenir apaisant d’une mère ou d’une grand-mère qui tricotait.
Quand on débute, enchaîner les mailles réclame une telle concentration qu’il ne reste aucune place pour ressasser ses problèmes. Les tricoteurs un peu plus aguerris peuvent écouter de la musique ou discuter. Cela contribue à faire taire le monologue intérieur. Une étude canadienne a montré que cet effet fonctionnait même chez des personnes souffrant de pensées obsessionnelles.
Voir naître un objet sous ses doigts procure de la fierté. « Tricoter nous prouve que l’on est capable de créer quelque chose de beau, explique Agnès Verroust, et de maîtriser un geste qui nous semblait difficile. » On se sent encore plus valorisé quand l’ouvrage est apprécié par d’autres. « En particulier des personnes qui tricotent, précise la psychologue, et qui savent évaluer le travail terminé. »









Le travail de la terre présente de nombreux atouts :

Histoire créée par A. 13 ans

Il était une fois un indien nommé « Claire de Lune ». Un jour qu’il s’approche de la ville, il tombe sur un avis à la population comme quoi une tortue est coincée dans une fontaine et que personne n’arrive à la délivrer. Il se dit, chouette j’aime les défis, je vais aller délivrer cette tortue la nuit prochaine.
La nuit venue il sort de son tipi dans la campagne et part à la recherche de cette fontaine. Il réfléchit beaucoup, regarde les étoiles. Il n’a pas oublié d’emporter sa peluche fétiche, une tortue justement, il pourra peut-être l’utiliser pour amadouer la pauvre tortue coincée.
Il se dirige avec les étoiles, mais ce n’est pas très efficace, il a tendance à tourner en rond. Il sort alors sa bonne vieille boussole que son grand-père lui donnée.
Le chemin est long, il décide de se reposer sous le ciel étoilé. Il s’endort et rêve qu’un monstre l’attaque. Il le vise avec une flèche, le manque, mais par magie le monstre disparaît. Cela le réveille. Au loin il croit apercevoir un arc-en-ciel, il se dirige vers celui-ci. Ce sont en fait les lumières de la ville. Il s’approche, c’est l’effervescence, un bâtiment est en feu.
Il marche rapidement. Pourquoi ce bâtiment est-il en feu ? Des vieillards courent, les scarabées fuient, les gens crient, les avions se détournent, le bijoutier emporte ses perles. Il regarde plus attentivement et comprend que c’est une tour qui est en proie aux flammes.
Mais il ne doit pas oublier que c’est la tortue qu’il est venu délivrer. Il tombe enfin sur la fontaine de l’avis de recherche. Les secours sont partis vers le bâtiment en feu, ils ont laissé tomber la tortue. Alors il prend son courage à deux mains et plonge dans la fontaine. Il y trouve toute sorte de choses abandonnées, un aimant, une fausse fleur en plastique, un ticket de musée, un chapeau de magicien et…. la tortue coincée tout au fond, dans le trou d’évacuation de l’eau.
Il a alors une idée géniale. Il suggère aux habitants de faire une chaîne humaine avec des seaux pour éteindre le feu en puisant l’eau de la fontaine. La chaîne s’organise, il faut beaucoup de seaux mais il y en a dans toutes les maisons. La fontaine se vide rapidement, le feu est éteint et Claire de Lune passe pour un héros ! Les pompiers le remercient, mais lui, ce qui l’intéresse c’est la tortue…
La fontaine est à sec désormais, la tortue peut être libérée. Mais elle ne veut pas venir, elle a peur… Claire de Lune sort alors sa peluche tortue de sa veste et l’agite devant elle pour l’amadouer. Elle sort enfin la tête de sa carapace, timidement, et, les pattes engourdies commence à avancer. Il l’attrape et ne la lâche plus, il aime tellement les tortues ! Il décide de l’appeler Stella, sa petite étoile pour lui qui se nomme Claire de Lune.
Ils sont maintenant amis pour la vie et, munis de feuilles de salade ils parcourent le monde ensemble, sans jamais plus aller prendre de bain dans les fontaines publiques !
A. 13 ans
Créer son tableau d’intentions, pour une projection dans l’avenir plus visuelle. Tableau créatif de son futur.


Un ange
Au début du XXe siècle, médecins, psychiatres et psychanalystes s’intéressent aux rapports entre l’art et les désordres mentaux, et se demandent s’il existe une relation entre une œuvre réalisée par un patient et sa maladie. Les dessins spontanés des enfants reflètent souvent leur vécu émotionnel, remarque-t-on à cette époque. Les médecins férus d’ »art des fous » commencent alors à classer les signes cliniques selon la forme des productions artistiques de leurs patients : le vide serait la marque d’un manque fondamental, la répétition de motifs une démarche stéréotypée, et l’absence de perspective un signe de schizophrénie, explique la conservatrice de la collection de Sainte-Anne… L’objectif est de mieux soigner les patients atteints de maladies mentales en décryptant leurs créations artistiques, principalement picturales. En 1950, l’hôpital Sainte-Anne, à Paris, organise la première exposition d’ »art psychopathologique » où sont exposées 2000 œuvres plastiques créées par 350 malades mentaux. L’art-thérapie devient alors une méthode, dont l’un des objectifs principaux est d’utiliser le potentiel d’expression artistique que toute personne possède à des fins de soin psychologique ou de développement personnel.
Ce courant de l’art-thérapie, dit traditionnel, utilise aujourd’hui l’art comme un moyen de communication non verbal, quand les mots ne parviennent pas à exprimer les expériences, les émotions, les conflits intérieurs qui habitent le patient. L’approche s’apparente à une psychothérapie classique, à la différences près qu’elle privilégie un mode d’expression autre que le langage verbal. S’il ne s’agit plus, comme dans les prémices de la discipline, de lier des formes artistiques à des signes cliniques, ce courant de l’art-thérapie est attentif aux symboles qui surgissent des œuvres. L’art-thérapie traditionnelle est une psychothérapie par l’art, exercée par un psychothérapeute spécialisé.
Dans les années 70, un autre courant a vu le jour : l’art-thérapie moderne. Fondée en France en 1976, l’AFRATAPEM (Association Française de Recherches et d’Applications des Techniques Artistiques en Pédagogie Et Médecine) milite pour une distinction entre « psychothérapie à support artistique » et « art-thérapie », créant en 1986 le premier Diplôme Universitaire d’art-thérapie à l’UFR de Médecine de Tours. Officiellement assimilée à une pratique paramédicale, l’art-thérapie répond à un protocole thérapeutique essentiellement orienté vers la libération des émotions durant l’activité artistique, ainsi que vers le développement des capacités d’expression et relationnelle du patient, sans analyse de sa production artistique.
L’art-thérapie moderne représente aujourd’hui la majorité de la pratique de l’art-thérapie. C’est l’exploitation du potentiel artistique qui est visée, grâce au « pouvoir » de l’art, comme l’expliquent dans notre vidéo Fabrice Chardon (docteur en psychologie clinique et pathologique, directeur d’enseignement et de recherches à l’AFRATAPEM, art-thérapeute et musicien), Philippe Sardo (art-thérapeute diplômé de la Faculté de Médecine et formateur dans le cadre de la certification d’Art-thérapie), et sa patiente Marie-Ange Grelet, souffrant de bi-polarité.
L’art-thérapeute Philippe Sardo et sa patiente
L’indication en art-thérapie est généralement proposée par un médecin d’un commun accord avec les patients sensibles aux arts (musique, peinture, sculpture, danse, théâtre, mime, calligraphie, etc.) et souffrant de troubles de l’expression, de la communication ou de la relation. Elle est de plus en plus utilisée dans les services hospitaliers, car elle est aussi efficace pour combattre les douleurs physiques. C’est ce que nous racontera prochainement la musicienne et art-thérapeute Claire Oppert, « artiste soignante », comme elle aime se définir, auteure du récent ouvrage « Le pansement Schubert« , dans un épisode à paraître du podcast Les voix de la prévention.
Il a fallu attendre 2019 pour que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) publie son tout premier rapport sur l’influence des activités artistiques et culturelles sur les perceptions et l’expérience de la santé et du bien-être. Conclusion : de nombreuses études reconnaissent les bienfaits pour la santé d’une activité artistique et ont montré que ces activités sont utiles pour complémenter les traitements médicaux plus traditionnels.
Vidéo : © Ethnomedia / jcm pour Apivia Prévention
Et si on laissait faire pour voir ce que ça donne ?